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10.09.2009

changement de destination...

Ce blog n'est plus alimenté, retrouvez désormais la documentation sur le logement et le droit au logement sur :

http://sites.google.com/site/lelogementetlaville/

Merci et à bientôt !

Marc Uhry

16.06.2009

Jurisprudence Dalo

et hop, je réactive ce blog, maintenant que je suis mieux organisé.

Avec Noria Derdek, nous avons épluché un paquet de décisions de tribunaux sur le Dalo et voici donc ce que les jugent disent des obligations de l'Etat et des droits des demandeurs.

jurisprudence DALO - juin2009-2.pdf.

Pour les amateurs de sensations fortes, je recommande aussi la lecture du rapport du Conseil d'Etat et ses préconisations en matière de politique du logement. C'est assassin pour les doubles-jeux du pouvoir en place.

 

 

22.01.2009

plus de sans-abri que prévu (beaucoup plus...)

Une étude remarquable à plusieurs titre sur l’absence d’hébergement à Lyon, réalisée par le réseau "Personne Dehors !", avec l’appui de la MRIE et le soutien de la Fondation Abbé Pierre.

Ce travail est inédit à trois points de vue, raison pour laquelle sa dimension locale (Lyon) peut avoir un intérêt au nioveau national :

1- 73 lieux d’accueil ont participé à l’identification des ménages en besoin immédiat de réponse (publics et associatifs, lieux d’hébergement, médicaux, accueils de jour,...), à travers une méthode originale de recueil de la parole des usagers et des professionnels.

2- Alors que le "115" recense 70 à 80 personnes sans réponse chaque jour, l’étude en pointe photographiquement et nominativement 1 000, mais les organismes n’ont pas vu tous les ménages en situation extrême d’habitat qu’ils connaissaient sur les 15 jours de l’enquête. La question qui reste est celle du multiple du chiffre, mais on est très très loin des perceptions habituelles. La typologie des ménages rencontrées est également très éloignées des images d’Epinal sur le clochard, le demandeur d’asile et le malade mental...

3- L’étude s’est intéressée aux motifs du non-recours. Pour une fois, un large panel de personnes a donné des explications, loin des fariboles idéologiques régulièrement servies sur la désocialisation ou le choix de la liberté. Bien sûr la pénurie est pointée, mais c’est surtout le fonctionnement du dispositif lui-même qui dissuade, ce qui est ennuyeux quand il vise à assurer un droit minimum : procédures d’accès kafkaïennes, qualité de service, stigmates sociaux, etc. Les motifs de refus sont une occasion rare d’interroger l’organisation de notre "sécurité sociale de l’habitat", sur une base objectivée, édifiante mais dépassionnée, pour en améliorer la pertinence.

Rien n’est parfait, mais c’est travail réellement nourrissant. N’hésitez pas à vous en saisir et à faire tourner !

contact : Cécile Flandinet / Véronique Gilet

personne.dehors@gmail.com

23.12.2008

carte des cadavres

"D'ici deux ans, plus personne ne sera obligé de dormi sur un trottoir et d'y mourrir de froid" avait promis le candidat Sarkozy en décembre 2006. Eric Zémour brillantissime chroniqueur crédule des promesses de droite et en conclut que les mal-logés ont choisi leur sort et ne font que se plaindre, ah là là, dans quel état va finir notre pôvre France avec ces feignasses.

Et comme je crois Dr Zémour et Mr Sarkozy, j'en déduis que le SDF qui meurt chaque jour en Frane est une victime de la mode, la réfrigération étant une forme de suicide branché, puisqu'on vous dit que les gens n'ont plus besoin de dormir dehors. Même les gamins ?  Ah non, dit le Préfet du Rhône, les gamins qui dorment dehors sont des touristes : ils n'ont qu'à rentrer chez eux.

Pour suivre le décompte macabre de ceux qui font donc exprès de mourir dehors, voir la carte de mediapart. ça fout les boules de noël.

http://www.dipity.com/Mediapart/personal/embed_map

04.12.2008

modèle de recours DALO au Tribunal

Pour ceux qui ont reçu un avis favorable de la Commission de médiation, il est possible de saisir le Tribunal Administratif et faire condamner l'Etat s'ils n'ont reçu aucune proposition, ou une proposition inadaptée (attention quand-même, le juge tranchera sur l'obligation minimale de l'Etat à votre égard : il faut vraiment que la proposition soit déconnante...).

Ci-dessous, un modèle de recours au tribunal administratif, que je crois produit par le DAL (via les juristes compétents) et transmis par Jurislogement. Vous pouvez le copier, remplir les trous et l'envoyer tel quel :

 

A Monsieur le Président
du Tribunal Administratif de ….
(mettre l’adresse du tribunal administratif)




Lettre recommandée avec accusé de réception
(sauf si vous déposez la requête au greffe du tribunal)

REQUÊTE VISANT A L’ATTRIBUTION D’UN LOGEMENT

(article L. 778-1 Code de la Justice Administrative)




POUR :

Madame ou Monsieur ………., né(e) le ………. à ………., de nationalité ……….., demeurant à ………….

CONTRE :

Monsieur ……….., Préfet du département de ………., demeurant au ………. (mettre l’adresse de la préfecture)

PLAISE AU TRIBUNAL

I- LES FAITS

Madame ou Monsieur ………. (pièce jointe : copie de la pièce d’identité française, de la carte de résident ou de la carte de séjour, selon les cas) est demandeur de logement social depuis……….sous le numéro ………. (pièce jointe : copie du certificat d’inscription au fichier des demandeurs de logement). Sa demande a été renouvelée chaque année.

Madame ou Monsieur ………. est marié / vit maritalement / est célibataire, et parent de ………enfants âgés de ………. (pièce jointe : copie de l’acte de mariage, du certificat de concubinage ou du livret de famille).

Depuis le ………., la famille vit à l’hôtel/ dans un logement sur-occupé/ insalubre/ est hébergée chez des tiers/ est en instance d’expulsion de son logement/ … (pièce jointe : mettre la copie des justificatifs relatifs au logement ou à l’hébergement).

Le requérant a saisi le ………. la commission de médiation de ………. d’une demande de logement dans le cadre de la loi 2007-290 du 5 mars 2007 relative au droit au logement opposable (pièce jointe : copie de l’accusé de réception émis par la commission de médiation en date du ……….).

Par décision en date du ………., ladite commission a répondu favorablement à sa demande (pièce jointe : copie de la décision de la commission de médiation de ………. du ……….).

A partir de la notification de la décision de la commission de médiation de ………., Madame ou Monsieur ………. devait recevoir une offre de logement tenant compte de ses besoins et capacités dans un délai de trois/six mois (selon les départements). En l’espèce, il n’en est rien.


II - DISCUSSION


A - SUR LA RECEVABILITE DE LA DEMANDE

L’intérêt à agir de Madame ou Monsieur ……….

Le requérant (ou la requérante) saisit le Tribunal de céans conformément aux alinéas 1 et 3 de l’article L 441-2-3-1 du Code de la Construction et de l’HabitatIon : « Le demandeur qui a été reconnu par la commission de médiation comme prioritaire et comme devant être logé d’urgence et qui n’a pas reçu, dans le délai fixé par décret, une offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités peut introduire un recours devant la juridiction administrative tendant à ce que soit ordonné son logement ou son relogement » .

« Ce recours est ouvert à compter du 1 e r décembre 2008 aux personnes mentionnées au deuxième alinéa du II de l’article L 441-2-3.(…) ».

En l’espèce, Madame ou Monsieur ………. a été reconnu(e) comme prioritaire dans le cadre d’une demande de logement et comme devant être logé(e) d’urgence depuis le ………. par la Commission de médiation de ………..

Actuellement, le Préfet du Département de ………. ne lui a pas fait d’offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités alors qu’il en avait l’obligation et ce dans un délai fixé par le décret n°2007-1677 du 28 novembre 2007 (article R. 441-16-1 du Code de la Construction et de l’Habitation).

Dans le département de ………., ce délai est fixé à 3 / 6 mois (selon les départements) à partir de la notification de la décision favorable de la Commission de médiation (article R. 441-16-1 du Code de la Construction et de l’Habitation.) De ce fait, la requête est recevable dans la mesure où Madame ou Monsieur ………. remplit les conditions législatives et réglementaires pour faire constater la carence du Préfet.

SUR LE BIEN -FONDE DE LA DEMANDE

Depuis la décision favorable de la commission de médiation, les conditions de vie et les ressources de la famille ………. n’ont pas changées.

D’une part, elle remplit toujours les conditions réglementaires d’accès au logement social (pièce jointe : copies des justificatifs des ressources).



Et d’autre part, ses conditions de logement sont inchangées et lui ouvrent droit à un relogement prioritaire (pièces jointes précitées).

Il ressort de tous ces éléments que la carence de Monsieur le Préfet cause un préjudice à la famille ………. et qu’il y a urgence à ce qu’il lui soit attribué un logement décent et durable qui tient compte du nombre de personnes constituant la famille pour la superficie du logement et des ressources pour le montant du loyer et non un accueil dans une structure d’hébergement.

Subsidiairement, en vertu des dispositions de l’alinéa 5 de l’article L.441-2-3 II du Code de la Construction et de l’Habitation : « Elle (la commission de médiation) détermine pour chaque demandeur, en tenant compte de ses besoins et de ses capacités, les caractéristiques de ce logement », de ce fait, nous pouvons légitimement penser que la commission de médiation de………. a dû transmettre au Préfet les caractéristiques du logement qu’il doit attribué à la famille.

PAR CES MOTIFS




Et tous autres à produire, suppléer, déduire, et au besoin même d’office, les exposants concluent qu’il plaise au tribunal administratif de :

CONSTATER que la demande de logement a été reconnue comme prioritaire et comme devant être satisfaite d’urgence par la commission de médiation de ………. depuis le………. ;

CONSTATER qu’aucune offre de logement adaptée à ses besoins et capacités ne lui a été faite pendant le délai de …….. à compter de la notification de la décision de la commission de médiation de ……….en date du ………. ;

Et en conséquence,

ORDONNER à l’Etat de lui attribuer un logement décent et durable qui tient compte du nombre de personnes constituant la famille pour la superficie du logement et des ressources pour le montant du loyer dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, et ce sous astreinte de 500 euros par jour en application des articles L 911-1 et L 911-3 du Code de Justice Administrative ;


- CONDAMNER l’Etat au paiement de la somme de 1500 euros au titre de l’article L761-1 du Code de Justice Administrative et également aux entiers dépens.

SOUS TOUTES RESERVES



Fait à ………., le ……….
Madame ou Monsieur ………. (signature)


Pièces jointes :

copie de la décision favorable de la commission de médiation (Attention : si vous ne joignez pas la copie de la décision de la commission de médiation, votre recours sera considéré comme irrecevable)

(faire la liste de tous les documents que vous avez cités comme pièce jointe )

 

27.11.2008

Time to act is now...

Et oui, bon point à José Manuel Baroso et à la Commission : enfin une politique de relance avec une finalité sociale.

Derrière ce titre ronflant "time to act is now", se cache 1 milliard de dollars destiné à améliorer la performance énergétique des immeubles. Maintenir l'emploi dans le BTP, tout en diminuant les dépenses des ménages, voilà qui est malin. Peut-être au point de susciter des émules...

Le discours de Baroso, pour les curieux et les polyglottes, in English

Comm_20081126.pdf

25.11.2008

Condamnation du DAL, fin du dialogue civil

La condamnation en première instance du DAL, hier, à 12 000 euros d'amende pour avoir posé des tentes rue de la banque est un acte inédit.

En France, depuis la seconde guerre mondiale, c'est toujours au trvers de mouvements d'exaspération que s'est modifiée la politique du logement, souvent engoncée dans des considérations macroscopiques qui se neutralisent entre elles : le soutien à l'industrie du BTP, l'aménagement du territoire, le respect de l'environnement, etc.

En 1945, le mouvement des squatters soutenu par les chrétiens sociaux aboutit à la création des Collecteurs 1%. En 1954, l'Abbé Pierre donne injonction à un ministre de venir à l'enterrement d'une femme morte de froid, ce qui enclenche les cités de transit. Les émeutes de banlieue des années 80 donneront la politique de la ville. L'abbé Pierre encore arrache au candidat Chirac, "100 millions par an pour les sans-abri". En 2007, les Enfants de Don Quichotte permettront l'adoption du droit au logement opposable que les associations raisonnables (dont je fais partie) n'avaient pas réussi à obtenir.

Tous ont employé la même stratégie : mettre en visibilité les problèmes que la collectivité préfère ignorer. Et pour rendre visible, il faut déranger un peu. Au nom de "l'état de nécessité". Petit codicille juridique : l'état de nécessité est un principe général du droit français, il devrait s'appliquer en tout. Mais la jurisprudence ne le reconnaît qu'en matière pénale (il n'y aurait que l'Etat qui serit responsable de l'état de nécessité, pas les particuliers, possédants. Je ne crois pas trop à l'idée de "justice bourgeoise", mais parfois elle tend le bâton pour se faire battre...). Et alors là, on ne comprend plus la décision concernant le DAL : si c'est du civil, pas d'amende ; si c'est du pénal, on peut reconnaître l'état de nécessité des familles qui étaient là. Pour y être passé à cette époque, ça ne respirait pas franchement le camping de tourisme...

Jamais la collectivité n'avait mis en cause ceux qui cherchent à pointer les limites qu'elle rencontre au regard de ses propres objectifs, des objectifs intemporels de la Cité depuis Aristote "assurer la vie et le bien-vivre". Cet objectif est la source de la légitimité de tout pouvoir, de toute loi. Affirmer que ceux qui rendent visible la mauvaise qualité des résultats sont des criminels signe la fin du dialogue social.

C'est malheureux, mais les choses vont devenir claires. Il n'y a plus de partenaires, plus d'opposition civilisée. Il n'y a plus que le règne du plus fort et vae victis, malheur aux vaincus. Ce sont les pouvoirs constitués qui appellent le retour de la violence politique, là où existaient des mouvements sociaux, finalement sobres (pas de dégradation, pas de violences physiques,...).

Mme Boutin avait lors de ce campement fait sa petite crise d'autorité. Alors, d'accord, aujourd'hui le DAL a perdu une bataille, mais Mme Boutin et son service de comm' ne sont que des tigres de papier. Ils ne pourront pas marcher sur la tête (des mal-logés) très longtemps. Les méchants ne sont pas toujours punis, mais ça arrive quand-même parfois...

 

 

19.11.2008

Manifestation à Marseille - rencontre des ministres européens

Reçu de nos amis qui n'ont froid ni aux miches, ni aux yeux... Si on ne partage pas tous les mêmes vues ou les mêmes méthodes, aucun changement sérieux ne surviendra sans témoignage de mobilisation de la part de la société, alors foncez !

Appel manifestation européenne Marseille 2008

L'appel ci-dessous a été proposé lors de l'Assemblée des mouvements sociaux urbains qui s'est tenue à Malmö (Suède) le 20 septembre dernier à l'occasion du Forum Social Européen.
Une première réunion est organisée à Marseille pour discuter de la mobilisation lors du sommet des ministres du logement européens qui se tiendra à Marseille les 22-24 novembre prochains.

Cette réunion ouverte à tous aura lieu
le mardi 30 septembre à 19h00
à la Maison de l'architecture, 12 boulevard Théodore Thurner 13006 Marseille
Contacts : Benoit 06 42 70 49 46 - Marc 06 14 61 50 20

Appel Européen

Les 22-24 novembre 2008, tous ensemble à Marseille
Contre l’Europe de la spéculation, de la hausse des loyers, de la privatisation du logement social, et des ségrégations urbaines.
Pour l’Europe du Droit au logement et à l’habitat choisi, du droit à la ville, du droit à un environnement sain et une énergie accessible et renouvelable, pour l’Europe des solidarités et des luttes du logement

Les Ministres européens du logement et de l’urbanisme se réunissent à Marseille lundi 24 novembre.

Depuis qu’ils se réunissent, les prix des loyers, de l’immobilier et du foncier n’ont jamais été aussi élevés générant des rentes et des profits spéculatifs inégalés, la crise et la précarisation du logement frappent durement à toute les portes : les droits des locataires subissent des attaques frontales, l’accession à la propriété ne peut se faire qu’au prix d’un surendettement intenable, la soit disant « revitalisation » urbaine chasse les classes populaires non seulement des centre-villes mais aussi des périphéries, les expulsions forcées et expéditives se généralisent, le logement social est menacé dans son financement et par sa privatisation, la répression s’abat sur les populations en précarité de logement.
Les ministres ne s’inquiètent en fait que des profits des spéculateurs et des banques menacés par la perspective d’un crash immobilier.

À Marseille, les ministres ne pouvaient trouver meilleur exemple des conséquences dramatiques de la financiarisation de l’immobilier, des politiques d’urbanisme et du logement menées depuis 20 ans et de la mise en concurrence des villes voulue par l’Europe dans le cadre de la stratégie de Lisbonne.
Ainsi le centre ville de Marseille, secteur très populaire, est l’objet d’une spéculation intensive encouragée par les autorités locales. Par exemple, rue de la République, des centaines de familles ont été évincées, et des dizaines d’immeubles ont été « dévitalisés », pour être vendus au détail à 5000 EUR/m2. Le propriétaire actuel, une filiale de Lehman Brothers, est aujourd’hui en faillite retentissante à New york à la suite de la crise des subprime : Ces centaines de logements resteront sans doute inhabitables pour des années, sauf si les autorités locales décident de les réquisitionner et d’en faire des logements sociaux.
L’Europe a désigné Marseille capitale culturelle européenne pour 2013. C’est une mauvaise nouvelle, pour le logement, car chaque événement international culturel ou sportif, déchaîne la spéculation et les agressions contre les habitants des quartiers populaires.

Pour cesser de jeter une partie croissante de la population dans la rue, dans la précarité, dans le surendettement, et de nourrir les ségrégations urbaines lourdes de violences présentes et à venir, nous exigeons la pleine reconnaissance du droit au logement pour tous et à tous les niveaux institutionnels, ainsi que l’arrêt des expulsions, des politiques de « gentrification » des centres urbains et d’épuration sociale des quartiers populaires, nous exigeons le rétablissement ou le maintien des politiques de régulation des loyers et des dispositions de protection des locataires.

Pour financer un véritable droit au logement pour tous, nous exigeons la taxation des profits immobiliers au plan européen, une action permanente de la banque centrale européenne pour contrer l’inflation des prix du logement et des loyers, la hausse des budgets

Pour le mettre en oeuvre, nous exigeons un véritable service publique du logement au plan européen, en lieu et place des politiques et injonctions à caractère néolibérale de la commission européenne.

Fait à Malmö lors du Forum Social Européen par les réseaux internationaux No-vox, IAI, HIC

 

Orienter les politiques du droit au logement

editorial staff

13/11/2008 16:06

Tout les pays de l’Union Européenne ont ratifié les traités internationaux et conventions qui reconnaissent et protégent les droits au logement.

Néanmoins, en dépit de cette reconnaissance légale des états membres de l’UE, souvent renforcée par les constitutions nationales et la législation, en dépit de l’engagement supplémentaire des états pour les objectifs du millénaire No. 7-11, qui prévoit l’amélioration des conditions de logement pour 100 millions de personnes mal logées d’ici 2020, et pour la stratégie de Lisbonne pour l’inclusion sociale au niveau européen, les droits au logement sont toujours violés et de plus en plus.

1. Orienter les politiques du droit au logement et développer les directives européennes pour des normes légales de droit au logement.

Tout les pays de l’Union Européenne ont ratifié les traités internationaux et conventions qui reconnaissent et protégent les droits au logement: La Déclaration Universelles des Droits de l’Homme(art.25), l’Alliance Internationale sur les droits économiques, sociaux et culturels, la Convention sur les Droits des Enfants (art.27), la Convention pour l’élimination de tout forme de discrimination contre les femmes (art.14 et 15), la Convention pour la protection des droits humains et des libertés fondamentales (art.8), la charte sociale européenne (art. 15, 16, 19, 23, 30, 31), la charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne (art. 2, clause 94).

Néanmoins, en dépit de cette reconnaissance légale des états membres de l’UE, souvent renforcée par les constitutions nationales et la législation, en dépit de l’engagement supplémentaire des états pour les objectifs du millénaire No. 7-11, qui prévoit l’amélioration des conditions de logement pour 100 millions de personnes mal logées d’ici 2020, et pour la stratégie de Lisbonne pour l’inclusion sociale au niveau européen, les droits au logement sont toujours violés et de plus en plus.

Par conséquent, c'est notre devoir douloureux de préciser que tant les Etats membres de l'Union européenne que l'UE elle-même contribuent à l'échec de ces objectifs minimaux, puisqu'on prévoit que la crise globale du logement va s’aggraver. Au niveau global, il y a plus de 1 milliard de personnes qui sont sans-abri ou mal logées, un niveau qui est supposé atteindre 1.7 milliard en 2020.

En Europe la crise de logement affecte 70 millions de personnes mal logées, dont approximativement 18 millions sont sous la menace d’expulsion et 3 millions sans abri. Ces personnes se trouvent exclues du marché du logement et les politiques sociales adéquates manquent. Ni les Etats membres, ni les autorités locales ne peuvent offrir des solutions satisfaisantes au problème.

La crise est aggravée par la libre circulation des investissements spéculatifs au sein de l'UE ( y compris Fonds de Private Equity, banques d'affaires, nouvelles sociétés de placement immobilier et titrisation d'hypothèque), par la privatisation des logements des secteurs publics ou sociaux, des condo conversions massives et la commercialisation du marché du logement en général, même dans la plupart des nouveaux Etats membres, par les migrations et l'agglomération non équilibrée, par la gentrification, le tourisme et les projets de développement urbain orientés vers les entreprises, par l’expansion urbaine orientée vers la bourgeoisie, les développements et les politiques orientées vers l’accès à la propriété, ayant pour résultat un énorme approfondissement du clivage et de la ségrégation sociale intra-urbaine.

Le résultat est une augmentation exorbitante du manque de logements décents accessibles, des prix et des loyers des logements, des désinvestissements, de la moindre sécurité de la location au niveau des contrats de logement, plus grand risque de forclusion dans les accords d'hypothèque, menace d’expulsion et d'autres formes de violence immobilière urbaine qui affectent les jeunes, les personnes âgées, les chômeurs, les pauvres, les migrants, mais également les familles à revenu moyen.

Cette situation mène à l'opposé de l’inclusion sociale : marginalisation, précarisation et ségrégation sociale ; elle stimule l'inégalité, la spéculation et la corruption.

Cette inégalité s’approfondira tant que la redistribution de la richesse pour les classes plus pauvres et pour la majorité des personnes sera réservée aux riches et aux spéculateurs.

Les conséquences ne peuvent pas être traitées par les différents Etats membres, en raison des compressions budgétaires imposées par les mécanismes de contrôle de l’euro et des politiques monétaires de la Banque Centrale Européenne, en raison de la basse imposition imposée par les politiques de marché d'UE, en raison des coûts élevés en vue d’améliorer les normes dans les nouveaux Etats membres, en raison de la mondialisation des marchés financiers et du travail et à cause du niveau d'intégration économique que le marché européen a déjà réalisée. Sans la redistribution des ressources nécessaires, peu de choses peuvent être faites par ceux qui ont la responsabilité du logement et du développement urbain au niveau des états.

L'échec de l'approche du libérale de l'UE à la question du logement

Tandis qu'une compétence définitive de l’UE pour le logement n'est toujours pas acceptée, bien que tout le monde s’accorde sur le fait que beaucoup d'aspects de la question d'urbaine et du logement sont co-déterminés par les politiques de l’UE. Et que cette détermination ne satisfait pas du tout les besoins en logement.

Au lieu de travailler à la reconnaissance des politiques européennes pour le droit au logement, la Commission Européenne renforce le côté mercantile du logement par des directives sur le bâtiment, l'assurance, les offres, l'imposition, les fonds FEDER et de la BEI, les programmes urbains, etc.

Egalement au niveau du logement social. La DG "Concurrence" fait des incursions dans ce secteur dans plusieurs pays (contestant le système de placement - Livret « A » - du secteur en France, exigeant de la Hollande qu’elle privatise, contestant les avantages fiscaux pour des associations communales suédoises dans l’émission de capitaux sociaux aux compagnies allemandes de logement ; forçant les autorités locales à vendre les terrains communaux selon les règles de la concurrence, etc.

En même temps, le Parlement européen a voté pour l'exclusion du secteur social de logement de la directive de Bolkenstein concernant la libéralisation des services publics et du traité de Lisbonne, limitant son application au secteur de la charité : ce qui signifierait la mort du logement social public comme alternative générale au marché libre.

Vers le droit au logement comme base de la compétence de l’Union européenne

À la lumière de l'échec de l'approche de néo-liberale, les organisations sociales actives dans le domaine du logement préconiseraient à vos gouvernements respectifs et à l'Union européenne de prendre en compte les propositions suivantes afin de favoriser des politiques coordonnées parmi les Etats membres de l’UE, accompagnées de processus de renforcement des compétences des organes de l'UE:

Les droits au logement devraient être explicitement reconnus dans la constitution de l’UE ; l'UE devrait officiellement adopter les conventions internationales dans leur entièreté, c.-à-d. L'Alliance sur les droits économiques, sociaux et culturels ; les organismes publics - même la CE - devraient respecter ces engagements légaux et la responsabilité imposée par de tels droits à tous les niveaux ;

L'UE devrait développer des directives pour les droits au logement légalement exécutoires, qui donnent aux ménages sans foyer ou mal logés des garanties légalement exécutoires pour une maison accessible et décente. Si les états ne peuvent pas fournir une maison décente, les sans domicile devraient avoir le droit de vivre dans des logements vides ou louer des appartements ou des chambres d’hôtel au frais de l'Etat.

Les ministres et l'UE devraient aussi développer des directives européennes pour autoriser des normes juridiques de droit au logement, qui fournissent des instruments efficaces pour mettre en application des règlements légaux dans tous les Etats membres. Pour la sécurité de la location pour chacun, des normes juridiques ou des garanties publiques pour les contrats de location, des règlements légaux sur l’augmentation/régulation des loyers et des charges, interdisant les condo conversions contre la volonté des résidants, définissant des normes minimum légalement exécutoires pour l'entretien, des normes pour les logements et les services, garantissant le droit à une réduction de loyer dans le cas où il y auraient violations des contrats ou des normes comme telle le mauvais entretien, des normes légales pour l’information des droits, des mécanismes légaux afin de s’opposer à la pression extra-légale et au harcèlement.

Selon l'art. 11 ICESCR et observations générales N. 4 et 7, des expulsions, sans une offre d’alternatives décentes, durables et abordables, qui doivent être développée avec les habitants concernés, doivent légalement être empêchées et interdites. Les expulsions extra-legal et les autres formes violentes de pression doivent être publiquement persécutées comme crime.

2. New Deal et cohésion grâce à un service public de programme de logement européen dans un cadre européen pour le logement sans but lucratif.

L'UE ainsi que les Etats membres devrait développer un nouveau cadre pour un service public de logement européen, intégrant la propriété sans but lucratif, sociale ou coopérative. Les sociétés de logement non commerciales de divers types (selon la situation nationale) qui se consacrent à la fourniture de logements décents et accessibles pour tous et qui sont soumis aux normes définies par l’UE d'une gestion sociale et démocratique, devraient avoir l'appui public spécifique sans qu’il y ai de contradictions par rapport aux normes européennes, comme des allègements fiscaux ou des subventions directes

L'UE ainsi que les Etats membres devraient développer des programmes coordonnés pour financer du logement accessible et décent. Les programmes devraient permettre la construction, récupération ou achat d’au moins de 18 millions de nouvelles maisons en 5 ans, ils devraient financer la rénovation en vue d’améliorer l’efficience énergétique des parcs de logements existants fesant partie du secteur sans but lucratif.

L'UE devrait également favoriser le développement de structures d’assistance financière pour le logement contrôlées publiquement et dans lesquelles à côté de l'argent public, des parts privées peuvent être investies en échange d’un rendement sure et favorisé par les impôts. Ces structures pourraient investir dans un secteur non lucratif décentralisé, étant l'un des intervenants pour leur gestion professionnelle.

Pour refinancer, l'UE devrait développer un Fonds de cohésion du logement spécifique, qui pourrait en partie être refinancé par des impôts nationaux sur la spéculation financière et immobilière, c.-à-d. sur des transactions de propriété ou sur des logements et des terrains laissés vides pour des raisons spéculatives, sur des logements nécessaires qui sont transformés en espaces commerciaux, sur des condo-conversions et sur la consommation de logement de luxe (consommation élevée d'espace dans les villes qui ont besoin de logement, consommation élevée d'eau ; consommation élevée de terre pour…) -

3. Arrêtez la privatisation, la commercialisation et la dérégulation du logement

Le secteur de logement public devrait être totalement exclu de la directive de Bolkenstein concernant la libéralisation des services publics de d'intérêt général ;

Les Etats membres devraient arrêter immédiatement la privatisation du logement public et développer des solutions de rechange pour les parcs de logements dans le cadre d'un nouveau service public européen du logement, comprenant le nouveau secteur non lucratif du logement.

L'introduction de nouvelles sociétés de placement immobilier nationales ou européennes devrait être arrêtée. Au lieu de cela l'UE devrait développer un modèle de structure de financement sous contrôle public (voir ci-dessus)

La commande publique, la régulation légale et l'imposition sur les société de placement immobilier existantes, d’autres instruments d’investissements dans le logement et la propriété devraient être imposés afin d'augmenter le transparence publique, garantissant un capital social satisfaisant pour la gestion soutenable de la propriété, permettant le réinvestissement dans le parc de logements ou dans de nouvelles constructions nécessaires et stimuler la transformation des instruments vers les capitaux moins spéculatifs, ou mieux, dans des structures de financement de logement ( Housing Finance Trusts) .

Les dérivés fortement spéculatifs et les instruments de titrisation comme les titrisations de prêts hypothécaires et les investissements spéculatifs comme les « Hedge Funds » devraient être interdits, au moins en ce qui concerne l'investissement dans le logement.

4. Assurer l'accessibilité des coûts de logement

L'UE devrait développer une stratégie qui assure que dans tous les Etats membres et territoires, les coûts de logement (loyer ou taux plus charges) ne devrait pas dépasser une certaine part du revenu domestique. Le taux maximum devrait être défini selon le niveau de revenu. Alors qu’il peut s’agir d’un certain pourcentage pour des ménages avec au moins le revenu moyen (lié à la taille du ménage), il doit être sensiblement inférieur pour des ménages plus pauvres et dans aucun cas ces coûts ne devraient forcer des ménages à se retrouver sous le seuil de pauvreté.

Parmi les moyens possibles pour réduire les coûts de logement il y a la provision en logements publics et sociaux, les normes juridiques, les actions sur le prix et le contrôle des loyers, les tarifs sociaux, les subventions directes pour les ménages les plus pauvres, l'introduction d'un loyer de base et des garanties de salaires minimum, le crédit public à taux réduit pour les investissements dans le logement, le prêt de terrains publics, les investissements publics et les subventions pour améliorer l’efficience en matière d'énergie et d'eau, l’infrastructure de réseau optimisée, des services publics transparents, et naturellement la fourniture d'une quantité satisfaisante de logements décents et accessibles.

Le bien être social et les revenus pour les chômeurs doivent garantir au moins le paiement des coûts moyens pour un logement décent selon les normes locales normales sans discrimination et ségrégation. La part du revenu consacrée au logement doit être contrôlée par les résidants qui doivent être libres de choisir leur option de logement, de changer leur résidence et de réduire le loyer au besoin sans indemnité par les bureaux d'assistance sociale. La meilleure manière de faire est un budget de logement en tant qu'élément d'un loyer de base.

5. Soutenez la créativité sociale des habitants

L'UE devrait développer un programme soutenant le développement de solutions de logement alternatives et de projets expérimentaux pour de nouveaux types de logements sociaux, sensibles au multiculturalisme et à la question de l'exclusion sociale, en association avec les autorités locales, la société civile et les investisseurs sociaux, par exemple les coopératives de logement, associations de logement dans la propriété collective, les communautés de construction de maison.

Ce programme devrait être accompagné d’un soutien à l’échange, aux réseaux, à l’étude internationale, vers une Europe des droits au logement réalisés.

La criminalisation des squats, de la résistance contre les expulsions et de la grève des loyers doit être arrêtée. L'UE devrait soutenir le développement des normes juridiques pour la légalisation des squats et des récupérations publiques.

 

 

18.11.2008

budget du logement et autres agapes

Observez-bien l'esbrouffe :

Le problème des commerciaux, c'est quand ils commencent à croire aux vertus miracles de leurs produits. ainsi en va-t-il de Mme Boutin, qui arrive à se persuader que le budget augmente. Résumons : le budget de l'Etat pour 2009 baisse de 6,9%, mais en piquant quelques sous dans la caisse des collecteurs 1% logement, on réajuste le tir. Bien sûr, si on additionne le budget de l'Etat et celui des collecteurs, ça baisse... Et pour enfoncer le clou, les entreprises devraient avoir encore quelques dérogations pour tarir les ressources des collecteurs à la source.

Et pour ré-enfoncer le clou, l'argent de l'impôt va être affecté d'après la future Loi Boutin à la "réhabilitation des centres anciens" (4 milliards), c'est à dire la solidarité des classes moyennes avec elles-mêmes, parce que les prolos ont été mis dehors des centres-villes. En parallèle la production de logement social va se faire en mobilisant les fonds propres des organismes (c'est-à-dire les loyers des locataires, donc la solidarité des pauvres entre eux...).

Sauf que la circulaire Fillon du 17 octobre dernier, ci-jointe, demande aux organismes HLM de racheter les opérations plantées des promoteurs privés. Mais l'Etat ne donne pas d'argent : il veut que ces 30 000 logements deviennent du logement intermédiaire. Alors avec quels fonds propres ils vont faire du logement social les HLM ? Mystère...

Et ce n'est pas tout : l'Etat a décidé de sauver le secteur de la construction sans conculter les collectivités locales. Mais aujourd'hui les collectivités mettent trois fois plus d'argent que l'Etat dans le logement social et ne sont pas très contentes qu'on décide sans elles de l'affectation de leur pognon. D'autant que François Fillon demande aux HLM de ne pas trop négocier les prix pour ne pas contribuer au marasme financier.

Utiliser l'argent du logement social pour éviter que les prix de l'immobilier baissent, c'est d'un cynisme nauséabond. Quand en plus la ministre pleure, la main sur le coeur, tout son amour des pauvres, c'est trop.

circulaire fillon 17 octobre 2008.pdf

 

 

06.11.2008

Etats Généraux du Logement et de la Ville

4es États Généraux du Logement & de la Ville


Pour la création d’un service public de la ville et de l’habitat

8 novembre 2008, Gennevilliers, Salle des fêtes
177 avenue Gabriel Péri - 92230 Gennevilliers

Ont participé à la préparation et à l’organisation: la Confédération nationale du logement (CNL) et l’association Droit au logement (DAL)

Avec la présence de responsables de nombreuses autres organisations: AIH, Attac, CGT, Collectif « Pas touche au Livret A ! », Confédération Syndicale des Familles (CSF), Convergence services publics, Coordination anti-démolition des quartiers populaires, Coordination des travailleurs sociaux 93, Fondation Abbé Pierre, FSU, Interlogement 93, JC, No-Vox, UNEF …

>> 4es États Généraux du Logement & de la Ville

04.11.2008

veille juridique Fapil

Pour le mois d'octobre, la veille de Noria Derdek , de plus en plus précise.

La veille juridique n°25.pdf

27.10.2008

les juristes du droit au logement

Le site ouaibe de Jurislogement est enfin disponible : www.jurislogement.org

Jurislogement, ce sont donc les juristes des associations intervenant sur le droit au logement. C'est la base d'une structure européenne "Housing Rights Watch", en train de se constituer, qui cherche à organiser le partenariat entre associations, avocats, universitaires, depuis les cas locaux jusqu'aux contentieux internationaux, depuis la vigilance opérationnelle jusqu'à l'analyse théorique. joignable sur

housingrightswatch@gmail.com

 

droit au logement en Europe : approche politique, approche juridique

Le dernier magazine Feantsa, consacré au droit au logement en Europe. Bon, j'y contribue, mais à part ça, il est très intéressant : outils juridiques au service du droit au logement, impact de l'harmonisation jurisprudentielle sur le droit de propriété, analyse de la condamnation de la France au Conseil de l'europe, avancées du droit au logement dans trois pays "pilotes" : Ecosse, France, Finlande, outils internationaux, articles précisant la position des structures internationales - Conseil de l'Europe et Union Européenne.

C'est important, parce que les choses bougent très vite : en clair, plus les droits sociaux sont détricotés sur un plan politique, plus ils intègrent le champ des droits de l'homme, donc une place en amont des transactions politiques. C'est à la fois un mouvement de sanctuarisation et le risque de droits formels détachés de toute réalité sociale... fort bien décrit par l'excellent juriste belge Nicolas Bernard. Il n'y a plus à hésiter !

http://www.feantsa.org/code/fr/pg.asp?Page=36

(version papier disponible sur demande à contact@feantsa.org)

 

17.10.2008

habitat rural

La campagne, c'est pénible, aussi pour l'habitat : soit c'est vide, il n'y a pas de boulot et il faut s'inventer un habitat avec des bricolages économiques pas possibles qui ne rentrent jamais dans les cadres juridiques et financiers prévus, soit c'est attractif, mais cher, et les résidences secondaires de citadins en 4x4 chassent les autochtones et dissolvent les tissus économiques et sociaux.

Heureusement, désormais, une bande de fameux pirates ruraux, faite d'élus malins, d'habitants expérimentaux, de vieux de la vieille et de jeunes chiens fous, défriche pour vous toutes les possibilités techniques d'accès au foncier, d'habitat alternatif, d'articulation de l'activité économique et de l'habitat. Ils sont costauds et ont produits des outils d'information à la fois très performants et relativement lisibles. Même pour les urbains, il y a beaucoup à glaner...

www.terredeliens.org

http://relier.info

 

16.10.2008

pétition contre la Loi Boutin

Après la caravane de la crise du logement (cf. dernière note) et avant le Bus Dalo qui sillonnera la France à l'initiative de la Fondation Abbé Pierre et du Secours Catholique pour évaluer l'effectivité de cette Loi et soulever les énergies locales, ce sont désormais les locataires qui se mobilisent contre la Loi Boutin, qui aura décidemment réussi le tour de force de l'unité nationale... contre elle. La Confédération Nationale du Logement lance une pétition signable sur : www.lacnl.com

 

 
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